provence2006

A la Villa Monticelli, les inconnus ne le restent pas longtemps

« Mon seul regret, c’est de ne pas m’être lancé plus tôt! » Depuis maintenant un an, Jean Paranque ouvre la maison familiale bâtie en 1936, rue du Commandant-Rolland (8e) aux touristes : « Des inconnus lorsqu’ils arrivent, des amis lorsqu’ils quittent la maison », sourit cet ancien directeur commercial, reconverti en hôte heureux. C’est lorsque sa société a mis la clef sous la porte qu’il a décidé d’ouvrir la sienne aux vacanciers : « Je suis Marseillais, je suis fou de ma ville et c’est pour moi une grande joie de pouvoir la faire découvrir et aimer », explique Jean, le jeune livre d’or de la Villa Monticelli sur les genoux. Souffler une bonne adresse, expliquer l’âme de la ville ou simplement discuter autour d’un apéro : l’hospitalité, il s’en est fait une mission. « Ici, tout est fait pour que les gens se sentent bien. « 

II y a donc cinq chambres cosy climatisées, un vaste salon pourpre et ocre, un amour de terrasse où cultiver paisiblement la dolce vita, des confitures et des gâteaux maison à la table du petit-déjeuner. C’est charmant, sans chichi, patiné avec passion par Colette, l’épouse (qui poursuit sa carrière au syndicat des courtiers en assurances. Avec Jean, elle s’est, depuis un an, installée un étage plus bas et adaptée au nouveau rythme de la maisonnée. « Franchement, tous les gens qu’on a reçus ont été formidables, se réjouit-elle. On fait de belles rencontres.  » Et au fil des pages du livre d’or, Français, Belges, Japonais, tous écrivent la même chose : « Le seul problème, c’est d’arriver à quitter » une maison où l’on se sent si bien…